
ACCORD DE DÉFENSE DES "PAYS DU CONSEIL DE L’ENTENTE" (1961)
NOIR SILENCE, FX Verschave présente son livre - durée 6’39
JUSTICE POUR L’AFRIQUE ! (Eva Joly)
Biafra 1967-2007 - Naissance de l’ingérence humanitaire à l’ombre des barbouzes….
Bob Denard. Profession mercenaire
Françafrique - montage d’interventions
Dès son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle comprend qu’il est acculé à accorder les indépendances africaines. Les discours décolonisateurs américain et soviétique renforcent en effet le mouvement des peuples. Il accorde donc ces indépendances : c’est la face émergée de l’iceberg, toute blanche, "la France amie de l’Afrique", etc. En même temps, De Gaulle demande à son bras droit Jacques Foccart de mettre en place un système de dépendance intégrale : il s’agit de conserver un cortège d’États clients, l’accès à des matières premières stratégiques, et la dîme pour son parti politique. Sous la légalité proclamée s’installe donc une illégalité de fait. Organiser cette illégalité sur quarante années n’a pu se faire que par des moyens illégaux, inavoués.
Foccart commence par sélectionner des chefs d’État "amis de la France" - par la propagande, des fraudes électorales massives, et deux punitions exemplaires : l’épouvantable répression des indépendantistes camerounais, l’élimination du président togolais élu malgré la fraude, Sylvanus Olympio. Le seul rescapé de ses complots, Sékou Touré, en deviendra paranoïaque. Foccart tient son "pré-carré" par un contrôle économique, monétaire, militaire et barbouzard. La convertibilité du franc CFA permet tous les circuits parallèles d’évasion de capitaux, de la rente des matières premières et de l’aide publique au développement. Paris impose une série d’accords militaires léonins, largement secrets. Chaque chef d’État est chaperonné par un officier de la DGSE, qui en principe le protège, mais peut aussi favoriser son élimination, comme dans le cas d’Olympio. Les Services français recourent au besoin à des groupes de mercenaires ou des officines de vente d’armes.
Introduction - Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy
L’OR NÈGRE - Camille de Vitry, 167p., 2009
Qu’est-ce que la Françafrique ? (Xavier Vershave)
Que fait la France en Afrique ?

Ce site est né le 17 juillet 2004. Réalisé par Mariama Keïta, fille d’Abdoulaye Keita.
Pourquoi un site sur les assassinats de coopérants français en Afrique ? Article publié le mardi 24 août 2004 par Mariama
Parce que moi Mariama Keïta, la fille aînée d’un ancien coopérant français, unique rescapé d’un groupe de coopérants assassinés en Guinée Equatoriale, j’ai décidé de créer et d’alimenter un site consacré aux coopérants français assassinés en Afrique.
Parce que de 1993 à 1994, en Guinée Equatoriale, au rythme d’un tous les six mois, quatre coopérants français MM. Mationni, Sotier, Branger et Desgranges ont été sauvagement assassinés…
Et qu’en 1995, le juge Bernard Borrel a été assassiné à Djibouti….
J’ai voulu posséder un instrument suffisamment efficace sur un support universel et facile d’accès afin :
D’informer le plus largement possible sur une sombre réalité françafricaine tous les meurtres de coopérants français depuis que la Coopération française en Afrique existe…
De rendre hommage à tous les coopérants assassinés et perpétuer leur mémoire.
De démontrer les capacités de la Françafrique à s’affranchir des suites judiciaires de tous ces assassinats et ce même si les coopérants font partie de la haute magistrature, comme dans le cas du coopérant judiciaire, le juge Bernard Borrel.
De présenter tous les arrières plans qui entourent ces assassinats, ceci explique la présence sur mon site des rubriques "pays" ou "les protagonistes" comme "la Françafrique".